Chapitre 1 : Le départ....
Dimanche 9 juillet ... 17h30, les enfants sont prets, ils ont fait pipi et bu une goute pour la route, j'ai réussi à fermer la dernière des trois milles valises IKEA garanties trois ans mais pas sur les fermetures éclairs que nous emportons, la caravanne est chargée comme la charette d'un berbère allant au marché annuel d'al louazhrac et le chien me regarde d'un air ébété se demandant si son identité figurera dans la scandaleuse et longue liste des animaux abandonnés à la veille des vacances. Bref, tout est pret... ou presque.... Il reste quelques points d'ombre :
- Malgré les multiples répétitions sur carte, ma femme doctor honoris co pilote me guidera t'elle fiablement sur les routes semées d'embuches de ces contrées sauvages.. !
- Quelle est l'exacte capacité des vessies respectives de mes trois fille, de la chienne et de la co-pilote ..!
- Trouverais-je du LPG (traduction : GPL pour les français) sur ces routes ancestrales dont on se demande si des aménagements quelquonques ont étés réalisés depuis la période romaine... !
Bref l'aventure.... !
Premier pépin, sous le poid excessif de chargement de la caravane, un pneu semble sous gonflé et il faudra donc trouver une station avec compresseur (Traduction : 'un point air' pour les français). Par chance, la première station d'autoroute (traduction : 'point essence' pour les français) se trouve à 10 km après la frontière belge (là où la sauvagerie est encore sous l'influence de la civilisation belge). Avec moult prudence et précaution nous arrivons donc au 'point essence total vous ne viendrez plus chez nous par hazard' (effectivement si j'y retourne, ce sera que j'y suis contraint par la force ! ). Au bonheur !, j'y vois un 'point air' où je me gare avec mon equipement caravanesque. Pas de poignée de gonfleur mais un charment petit mot.. "adressez vous à la caisse !". Psychologiquement préparé et entrainné à faire face à ce genre de situation, c'est, assez Zen, que je m'adresse au quidam semblant purger une peine de travaux forcés à vie aux caisses de cette station :
moi : "Bonsoir monsieur, excusez moi de vous déranger, j'aurais, s'il vous plait, désiré faire l'appoint d'air dans les pneus de ma caravane."
Quidam :"Z'avez du carburant ?"
Moi : "Pardon ?(après traduction..) Euh non, ce serait juste pour un appoint d'air dans les pneus de ma caravane !"
Quidam :"C'est seul'ment pour ceux qui prennent du carburant !"
Moi :"Je comprend bien monsieur, mais j'ai pris soins de faire le plein dans mon véhicule hier et je n'ai parcouru que vingt cinq kilomètres..!"
Quidam :"j'peux rien faire m'sieur, fô met' d'l'essence !"
Malgré mon entrainnement, je sens mon côté Zen flancher, J'essaie d'expliquer à ma femme qu'il faut mettre du carburant même si on en a pas besoins, j'explique aux enfants que non on ne s'arrete pas pour se dégourdir les jambes parce qu'on vient de partir, je cours après le chien qui viens de descendre de la voiture et j'entamme les 95 manoeuvres necessaires pour aller en marche arrière du 'point air' au 'point GPL' (traduction francaise du lpg international), au milieu d'une station bondées ou des sauvages bariolés bleus blanc rouge et passablements émméchés geulent qu'ils vont être champions du monde ! Bref !, passablement 'irrité', je fait l'appoint de gpl (traduction francaise du lpg international), j'y met tout ce que mon réservoir accepte péniblement d'avaler c'est à dire 3.5 l de gpl (voir parenthèse précédente). Je déplace mon véhicule au 'point air', attend que le 59 (les gens dans cette contrée ne s'appellent pas par leur nom mais par les deux derniers chiffre de leurs plaquent minéralogique de véhicule !!) qui avait confondu 'point air' et 'point stationnement', ait l'amabilité de tirer son véhicule et retourne voir mon quidam favoris...
Moi :" Bonsoir monsieur, je viens de faire l'appoint de gpl (faites un effort !) et je désirerais maintenant que votre règlement vous y autorise, recevoir la poignée me permetant d'utiliser le 'point air' aux fins auxquelles il a été destiné."
Quidam : " Deux soixante dix m'sieur (traduction deux septante pour les belgophones)"
moi :"s'il vous plait !"
Le quidam me regarde au travers et ne bouge pas....!
Moi :" Comment fais-je pour le 'point air ?"
Quidam :"J'peux rien faire, si le tuyau est p'u là, c'est qu'on nous l'a choppé "
moi : ".... (grande respiration, zennification maximale..) la prochaine station est à combien de kilomètres s'il vous plait monsieur ?"
Quidam : "ch'sais pas.... c'est marqué su'l'panneau.... AVANT d'arriver ici.. !"
Les vacances commence bien.... !

